Les royaumes oubliés : La légende de Drizzt Do’Udern
de Robert Anthony Salvatore, basée sur le jeu de rôle de Donjons et Dragons
Ce livre collector de chez Bragelonne comprend quelques illustrations et les tomes suivants :
1 : Terre natale
2 : Terre d’exil
3 : Terre promise
« Perdre c’est mourir.
« Tu peux gagner un millier de combats, mais n’en perdras jamais qu’un ! »
Genre : Dark fantasy / Heroic Fantasy / Magie / Elfe noir / Nains / Quête
Résumé
Drizzt est un elfe noir, un Drow, né en Outreterre, un monde souterrain où abondent les créatures maléfiques et où le pouvoir s’obtient par la guerre ou le meurtre. L’honneur, l’amitié, l’amour n’y ont pas leur place. Drizzt y fait le rude apprentissage d’une vie de servitude au sein d’une société où chaque maison est dirigée par une matrone. Bien qu’il ait été élevé dans un système de valeurs totalement perverti et qu’il soit rompu à l’art du combat, Drizzt prend peu à peu conscience qu’il n’est pas comme les autres Drows. Il aspire à une vie différente et refuse de devenir un assassin au service de sa maison. Mais il sait que, s’il veut survivre, il doit dissimuler et peut-être nier sa véritable nature. Jusqu’au jour où cela ne suffira plus. Et ce jour-là, Drizzt devra se battre seul contre tous.
Avis
Si vous recherchez une aventure de fantasy épique, vous êtes au bon endroit ! Cette trilogie est un joyau de la littérature fantasy. Terre Natale est un tome d’introduction qui illustre les commencements de Drizzt, de sa naissance à son passage à l’âge adulte dans un monde où la loi est celle du plus fort. Nous découvrons l’Outreterre, les Drows et la cité souterraine de Menzoberranzan, ses modes de vie et ses maisons, au cœur d’une société matriarcale.
Le premier opus expose toute la noirceur intrinsèque de la société Drow, où les frères poignardent leurs frères, les mères sacrifient leurs fils, et les elfes noirs assassinent toutes les créatures qu’ils croisent, faisant du meurtre un art à condition de ne pas être pris, et où tuer est nécessaire pour survivre. Ce livre dévoile la perversion sociétale, la transition de la naïveté de Drizzt en froide désillusion, et un elfe noir hors du commun plaçant l’amitié au-dessus de tout autre chose.
L’univers est si bien construit que l’on vit les émotions de Drizzt, vibrant à ses côtés et partageant ses espoirs. La prose coule naturellement, captivante et envoûtante. L’auteur nous tient en haleine grâce à une parfaite alchimie entre action et sensibilité. En résumé, cette trilogie surpasse toutes celles que j’ai lues jusqu’à maintenant.
« Peut-être que nous pourrons former un pays en secret, un pays d’ombres, derrière et en dessous de celui de Dimitri. Parce qu’il devra toujours y avoir un pays pour les tchiorti, pour les sorcières et les ensorceleurs, et pour les partisans de la forêt ».
Résumé
Moscou se relève difficilement d’un terrible incendie. Le grand-prince est fou de rage et les habitants exigent des explications. Ils cherchent, surtout, quelqu’un sur qui rejeter la faute. Vassia, avec ses étranges pouvoirs, fait une coupable idéale. Parviendra-t-elle à échapper à la fureur populaire, aiguillonnée par père Konstantin? Saura-t-elle prévenir les conflits qui s’annoncent? Arrivera-t-elle à réconcilier le monde des humains et celui des créatures magiques? Les défis qui attendent la jeune fille sont nombreux, d’autant qu’une autre menace, bien plus inquiétante, se profile aux frontières de la Rus’.
Avis
L’hiver de la sorcière est un entrelacs de passion et de colère, de peur et d’espoir fragile J’ai été emporté dans l’histoire comme le courant de la rivière jusqu’à la dernière ligne. J’ai adoré plonger dans la Russie Médiévale, découvrir les esprits du Folklore mélangée à une trame historique et une touche de poésie. Le conte est omniprésent dans ce tome : les chevaux qui deviennent oiseaux, la minuit qui devient un lieu, un fabuleux champignon qui prend part à la sauvegarde de la Russie. Vassia gagne en maturité et s’affirme tant elle se sent impliquée par les événements. Elle n’hésite pas risquer sa vie pour sauver ce qu’elle aime. On tremble à ses côtés mais chacune des situations la rend encore plus forte. Je suis passée par toutes les émotions. Entre Sacha et Soloveï, leurs relations m’ont percées le cœur. Cette lecture me laisse un grand vide tant j’ai été imprégné par les personnages, l’atmosphère. Cette collision entre le chaos et la magie, c’était violent et beau à la fois.
« Les deux Âmes – sœurs déplièrent leurs bras l’une vers l’autre en une étrange valse faite de mouvements fluides et délicats, dont l’élégance et la virtuosité confinaient au merveilleux. La danse des gestes les recouvrît bientôt toutes les deux d’une vive lumière presque palpable et, sous les feulements haineux des Félinides, apparût alors le Myrihande, son corps scintillant comme les rayons d’un soleil éternel. »
Résumé Tome 1
Sur la montagne Pan-Kaïa, Sisam et Helya vivent dans les Trois Cités jumelles. Séparés par un destin malheureux, ils se retrouvent quinze ans plus tard pour apprendre qu’ils sont des Âmes-Soeurs capables de faire revivre les Myrihandes, des êtres aux pouvoirs de légende, traqués par le mystérieux seigneur Kryom. Pour libérer les autres Âmes-Soeurs prisonnières, ils vont devoir tout apprendre de ce lien qui les unit et qui pourrait faire d’eux le plus sage et plus puissant des Myrihandes…
Avis
Un très gros coup de cœur pour ce premier tome. Dès les premières lignes, nous sommes happés par l’histoire. Tout s’enchaîne. Je n’ai pas vu défiler les 500 pages. Impossible de décrocher. L’auteur a une plume envoûtante, raffinée et complètement immersif. Il nous emporte dans son monde imaginaire très bien construit et si bien détaillée. Le récit est dynamique. Les personnages sont bien travaillés et vraiment attachants. J’ai eu peur pour Helya au tempérament fougueux et avide de liberté et de Sisam, au caractère plus calme et plus protecteur. J’ai pleuré et j’ai angoissé en même temps qu’eux. Je me demandais à chaque fois comment pourraient-ils se dépêtrer de certaines situations. Une histoire d’âme sœurs basée sur le mythe des androgynes d’Aristophane qui m’avait été contée lors de mon voyage en Grèce et qui n’est pas sans me rappeler une rencontre, mes rêves. Ce livre raconte un peu mon histoire, j’ai vraiment été touchée par cette trilogie. Je suis connectée à une personne sans jamais l’avoir revu. Mais dans la réalité, je me demande si une telle fusion entre deux -êtres que nous narre l’auteur ne seraient pas la communion entre deux âmes jumelles, autrement dit flamme-jumelle.
Myrihandes, Le gardien de l’Apre-Monde, Tome 2
« Pour la première fois de leur vie, ils découvraient le lever du soleil à travers le même regard, les mêmes battements de cœur. Le vent frais s’engouffrait dans leurs cheveux, glissait le long de leur peau nimbée de lumière. Ils riaient et voltigeaient dans les airs, inlassablement, embrassant du regard leurs cités s’éveillant doucement aux lueurs de l’aube. »
Résumé Tome 2
Sisam et Helya ont fait la fabuleuse expérience de leur pouvoir de Myrihande. Mais s’ils ont remporté une bataille, la guerre n’en est pas finie pour autant. Kryom, qui a juré leur perte et celle de tous leurs alliés, connaît désormais le refuge secret d’un des anciens Gardiens de Saänkalum et va tout mettre en œuvre pour s’emparer de sa Clef.Guidés par Ecleïes, Sisam, Helya et leurs compagnons prennent le chemin des terres sauvages de l’Âpre-Monde dans l’espoir de retrouver le vieux Gardien avant lui.Profondément marqué par le drame qui a touché sa famille, Hemerod a pris la relève d’Ecleïes au sein de la Guilde du Second Souffle. Accusé de haute trahison par les siens, il s’efforce de faire barrage au Gouverneur Hacton, dont les sombres desseins pourraient sonner le glas des Trois Cités…
Avis
C’est fantastiquement l’un des meilleurs livres fantasy où j’ai eu plaisir à m’évader. J’ai vraiment pris mon temps à cette lecture. Je ne voulais rien manquer. Juste à me délecter de la magie qui opère page après page. Les paysages décrits par l’auteur sont magnifiques. La nature est vivante plus que jamais et regorge de détails. J’avais l’impression de découvrir l’âpre – monde en même temps que les protagonistes. Les rencontres avec les différents peuples hostiles enrichissent la genèse de l’histoire. Les personnages sont travaillés plus en profondeur que le premier tome, plus tourmentés J’ai retrouvé quelques airs d’Anima de Mary Sara par rapport aux gardiens possédant chacun la capacité de contrôler les élémentaires. Dans ce tome, l’auteur apporte une note plus sombre, plus épique, plus machiavélique et les véritables enjeux menés par certains gouverneurs sont un peu plus dévoilées au fil de la lecture. Plusieurs intrigues s’entremêlent. J’ai apprécié que les chapitres soient assez courts. Les changements de personnages principaux et secondaires donnent au récit une bonne dynamique. La plume est vraiment belle et addictive. Certaines métaphores nous rappellent ce en quoi l’humanité s’est battue. Des messages d’actualités qui nous rappellent sans cesse que le monde court à sa perte si nous prenons pas le temps de s’aimer, de nous aimer. Ce sentiment de toute puissance, cet amour inconditionnel qui unit deux âmes en un seul être. C’est beau, c’est fort. C’est vraiment un beau message universel à transmettre. Les annexes proposées en fin de livre m’ont permise de retrouver des talents comme Isabel Pecot. J’ai savouré aussi la musique qui accompagne cette lecture. Tellement parfaite. En un mot, ce tome est un vrai diamant à l’état pur. Je recommande à cent pour cent.
Myrihandes, Le lac aux larmes d’Or, Tome 3
« Nul ne connaissait mieux que nous la beauté d’une âme. La danse merveilleuse de cette force de vie au moment de s’unir à sa flamme jumelle. Nul autre ne pouvait s’enchanter de cette rencontre bouillonnante, de ces fontaines de lumière tournoyant l’une avec l’autre pour se goûter, s’apprivoiser. Depuis toujours, où du moins depuis un âge si lointain que j’en ai perdu le souvenir, notre rôle consistait à guider le chemin de toutes ces âmes à travers le temps et l’espace, afin qu’elles renaissent encore et encore dans l’harmonie et l’amour de ce monde. »
Résumé, Tome 3
Échoués dans le grand Désert du Nord, Sisam et Helya trouvent asile dans un étrange royaume. Minés par l’amertume et le doute, ils vont découvrir que ce peuple du bout du monde est frappé d’une ancienne et terrible malédiction. Recueilli par le peuple Anachrone et soucieux de retrouver ses amis, Maâlias part à la rencontre d’une redoutable créature, dont les obscures divinations vont l’entraîner sur un chemin qu’il n’attendait pas. Avec la mort de sa mère et la libération des Trois Cités, Hemerod a pris la tête de ses armées pour affronter Kryom sur son propre sol. Un chemin semé de mille dangers qui le conduira vers un mystérieux lac, dont la légende prétend que les eaux seraient miraculeuses…
Avis
Cette fin m’a achevé. C’est rare qu’une trilogie me fasse cet effet là. Tenue en haleine jusqu’au bout malgré quelques longueurs, mais quel voyage ! J’ai bien cru que j’allais y laisser mon âme. Certains passages sont prévisibles mais la fin, je ne m’en remets toujours pas.Je ne saurais décrire ce que j’ai ressenti.Je suis passée par un tas d’émotion, du rire aux larmes, de l’agacement à la joie. Même mon corps frissonnait. Je vibrais avec chacun des personnages tellement c’était intense. C’est une histoire d’amour universel , d’âmes-sœurs, de flammes jumelles, de fraternité, d’amitié, d’ombre et de lumière, d’espérance, une quête initiatique ou chaque personnage en ressort grandit intérieurement. Ce qui m’a vraiment touché dans ce livre, c’est la façon dont l’auteur a su exploité cette légende. Il décrit vraiment le monde actuel avec des croyances qui me sont propres jusqu’à la dernière page. L’auteur a su développer un univers complexe mais si bien ficelé. L’écriture est toujours aussi fluide et gagne en maturité. C’est sombre et riche en rebondissements, en action, tout ce qu’il faut pour passer un agréable moment. Je suis un peu triste de laisser ce monde derrière moi, je n’avais aucune envie de quitter les personnages. Hemerod pour qui je me suis pris d’affection, Maalias dont le courage sans faille est exemplaire, Sisam pour sa capacité à garder son sang froid, Heylia pour sa fougue, Oros pour qui l’amitié n’a pas de prix. Ici point de héros mais des peuples qui se battent pour leur liberté. J’ai vraiment pris tout mon temps à la lecture pour m’imprégner de cet univers et pour ne laisser aucun détail m’échapper. Indéniablement une trilogie à ne pas manquer.