Description
Extrait 1 :
« Lírîel s’approcha de l’alcôve où elle avait trouvé précédemment la dernière rune. L’écrin flamboyant et vide était intact, mais cette fois, dans un style raffiné, mélangeant bois et laiton, deux autres écrins étaient scellés par deux crochets en fer forgé. La jeune elfe remua la première. Un léger bruit suggérait qu’un objet s’y trouvait. Était-ce un autre artefact ? Sans trop de difficulté, elle ouvrit le couvercle dans lequel jaillit une lumière dorée et poudrée de paillettes. Des fées minuscules, aussi petites que des grains de sable, flottaient à l’intérieur. Elenwë fit la même chose avec le second coffret et découvrit un rayon de nuit constellé d’une myriade d’étoiles argentées. Émerveillés par cette apparition insoupçonnée, leurs regards se perdirent dans les profondeurs de la boîte. Hypnotisés, ils se sentaient emportés par la rivière lumineuse, mais c’est alors qu’ils comprirent, trop tard, qu’une nouvelle dimension les engloutissait, les faisant disparaître du tunnel. »
Extrait 2 :
D’une voix claire, elle entonna un mantra. Chaque syllabe était ancrée dans son esprit :
« Ô toi créature élémentaire,
Entend le vaste chant de l’univers,
Vole à tire d’ailes vers le ciel ouvert,
Rejoins la sève de la vie vers la lumière !
Au nom des sept dragons, je te régénère ! »
À la septième cantonade, la pierre se diffracta et projeta un arpège de couleurs extraordinaires. Du jaune au rouge, la cavité se coloria de lumière, enveloppant les murs de teintes chaudes et safranées.
Extrait 3 :
Au milieu du lac naturel et seuls au monde, leurs respirations et le bruit des rames s’entrechoquaient et résonnaient en écho, venant rompre le silence presque inquiétant.
« Yu’lïna… Yu’lïna… », chantait les pagaies, embrassant les eaux calmes.
Pas un souffle de vent ne perturbait l’épais manteau de nuages blancs, ni les eaux soyeuses et glacées. Des Unishis argentés, les joues gonflées sous l’effet de l’apesanteur, volaient ici et là dans les écumes célestes dont le ciel était couronné. D’autres Unishis les escortaient, en nageant près d’eux, dans le lac diamanté et scintillant. Une brume soudaine les enveloppa. Ils éprouvèrent chacun un frisson grandissant dans l’attente d’une musique, un souffle, mais le silence continuait à s’imposer, lourd et oppressant.






